Statut Juridique du CGP : SARL, SAS, EI ou SELARL — Quel Choix pour Votre Cabinet ?

Comparez les formes juridiques adaptées à l'exercice de conseiller en gestion de patrimoine

Tester Patrineo gratuitement

Gratuit · Sans engagement · Leads exclusifs

Le choix du statut juridique : une décision structurante pour votre cabinet CGP

Le choix de la forme juridique est l'une des premières décisions stratégiques lors de la création d'un cabinet de conseil en gestion de patrimoine. Ce choix impacte durablement votre fiscalité personnelle, votre protection sociale, votre responsabilité patrimoniale et vos perspectives de développement. Contrairement à une idée reçue, il n'existe pas de statut universellement meilleur pour un CGP : le choix optimal dépend de votre situation personnelle, de votre niveau de revenus prévisionnel, de votre stratégie de développement et de votre appétence au risque. Ce guide analyse les quatre grandes options qui s'offrent aux conseillers en gestion de patrimoine en France.

Les 4 statuts juridiques à connaître pour un cabinet CGP

Avantages, inconvénients et cas d'usage de chaque forme juridique

SAS / SASU : flexibilité et optimisation

La SAS (ou SASU en version unipersonnelle) est devenue le statut le plus populaire chez les CGP en création. Elle offre une grande souplesse statutaire, une protection sociale rattachée au régime général et une fiscalité optimisable via le choix entre rémunération et dividendes.

  • Régime social du dirigeant assimilé salarié (protection sociale élevée, pas de RSI)
  • Flexibilité dans la répartition rémunération / dividendes pour optimiser charges sociales et IR
  • Structure idéale pour accueillir des associés ou investisseurs grâce aux actions de préférence

SARL / EURL : cadre sécurisé et maîtrisé

La SARL reste un choix pertinent pour les CGP qui privilégient un cadre juridique éprouvé et des charges sociales maîtrisées. Le gérant majoritaire relève du régime TNS (travailleurs non salariés), ce qui réduit le coût global des cotisations sociales.

  • Charges sociales TNS inférieures de 20 à 30 % à celles du régime général (vs SAS)
  • Cadre juridique rigide mais protecteur, avec un formalisme bien balisé
  • Dividendes du gérant majoritaire soumis aux cotisations sociales au-delà de 10 % du capital

Entreprise individuelle et micro-entreprise

L'entreprise individuelle (EI) et le régime micro-entreprise offrent la simplicité maximale pour démarrer une activité de CGP. Attention toutefois aux plafonds de chiffre d'affaires en micro et à l'absence de séparation patrimoine personnel/professionnel en EI classique.

  • Micro-entreprise adaptée pour tester l'activité avec un plafond BNC de 77 700 euros
  • Aucun capital social ni formalisme de création complexe en EI
  • Passage en société recommandé dès que le CA dépasse 50 000 à 60 000 euros pour optimiser la fiscalité

SELARL : le statut des professions réglementées

La SELARL (société d'exercice libéral à responsabilité limitée) est une option spécifique pour les CGP qui souhaitent exercer sous un statut libéral réglementé. Elle combine les avantages de la SARL avec le cadre des professions libérales.

  • Statut particulièrement adapté aux CGP ayant le statut CIF rattachés à une association professionnelle
  • Possibilité de créer une holding (SPFPL) pour optimiser la fiscalité et préparer la transmission
  • Cotisations sociales TNS avec accès aux caisses de retraite des professions libérales (CIPAV)

3 conseils pour choisir le bon statut juridique

01

Projetez-vous sur 3 à 5 ans, pas sur le lancement

Le piège classique consiste à choisir le statut le plus simple pour démarrer (micro-entreprise) sans anticiper la croissance. Si votre business plan prévoit un CA supérieur à 70 000 euros dès la deuxième année, passez directement en société. Le coût de création d'une SAS ou SARL (environ 500 à 1 500 euros) est dérisoire face au coût d'une transformation juridique ultérieure (frais de cession, droits d'enregistrement, modification des contrats fournisseurs).

02

Intégrez la protection sociale dans votre calcul

Ne comparez pas uniquement le coût des charges sociales entre TNS (SARL) et assimilé salarié (SAS). Analysez aussi les prestations : le régime général offre une meilleure couverture maladie, maternité et retraite de base. En TNS, vous devrez souscrire des complémentaires (Madelin) pour atteindre un niveau de protection équivalent. Le vrai comparatif se fait en coût global : charges sociales obligatoires + complémentaires facultatives pour un niveau de couverture identique.

03

Anticipez les modalités de cession dès la création

Si vous envisagez de revendre votre cabinet à terme, le choix du statut impacte directement la fiscalité de la cession. La cession de parts de SAS ou SARL bénéficie de régimes fiscaux avantageux (abattement pour durée de détention, exonération partielle en cas de départ en retraite). En entreprise individuelle, la cession du fonds libéral est fiscalement moins avantageuse. Pensez également à la possibilité de créer une holding dès le départ pour optimiser la future transmission.

Comment Patrineo s'adapte à tous les statuts juridiques

Quelle que soit votre forme juridique, Patrineo vous permet de recevoir des leads qualifiés sans investissement commercial lourd. Notre marketplace met en relation des particuliers ayant réalisé un audit patrimonial avec des CGP inscrits sur la plateforme. L'inscription est compatible avec tous les statuts (SAS, SARL, EI, SELARL) et ne nécessite aucun engagement de volume minimum, ce qui en fait un canal d'acquisition adapté aussi bien aux CGP en lancement qu'aux cabinets établis.

Testez Patrineo gratuitement

Rejoignez la marketplace et recevez des leads qualifiés de particuliers ayant réalisé un diagnostic patrimonial. Sans engagement.

Tester Patrineo gratuitement

Questions fréquentes

Quel est le statut juridique le plus courant chez les CGP en France ?
La SAS (et sa variante unipersonnelle SASU) est devenue le statut le plus choisi par les CGP en création depuis 2018. Elle représente environ 45 % des nouvelles immatriculations de cabinets de gestion de patrimoine. La SARL/EURL reste solide avec environ 30 % des créations, suivie par l'entreprise individuelle (15 %) et la SELARL (10 %). La popularité de la SAS s'explique par sa souplesse statutaire, la possibilité d'optimiser la rémunération via les dividendes et le rattachement au régime général de sécurité sociale.
Un CGP peut-il exercer en micro-entreprise ?
Oui, un CGP peut exercer en micro-entreprise tant que son chiffre d'affaires annuel ne dépasse pas 77 700 euros (plafond BNC 2024). Ce statut est adapté pour un lancement en douceur ou une activité complémentaire. Cependant, il présente des limites importantes pour un CGP : impossibilité de déduire les charges réelles (abonnements logiciels, assurance RCP, déplacements), pas de récupération de TVA, et franchise de TVA qui peut être un frein avec certains partenaires professionnels. Au-delà de 40 000 à 50 000 euros de CA, le passage en société devient presque toujours plus avantageux fiscalement.
Quelle est la différence entre SAS et SARL pour un CGP ?
Les trois différences majeures sont le régime social du dirigeant, la fiscalité des dividendes et la souplesse statutaire. En SAS, le président est assimilé salarié (cotisations plus élevées mais meilleure protection sociale). En SARL, le gérant majoritaire est TNS (cotisations 20 à 30 % inférieures). Sur les dividendes, la SARL soumet ceux dépassant 10 % du capital aux cotisations sociales, contrairement à la SAS. Enfin, la SAS offre une liberté statutaire quasi totale (actions de préférence, clauses variées) tandis que la SARL est plus encadrée par le Code de commerce.
Peut-on changer de statut juridique en cours d'activité ?
Oui, il est possible de transformer la forme juridique de son cabinet, mais cette opération a un coût. La transformation d'une SARL en SAS (ou inversement) nécessite une décision unanime des associés, la rédaction de nouveaux statuts, un rapport du commissaire à la transformation et des formalités d'enregistrement. Le coût total se situe entre 2 000 et 5 000 euros (honoraires juridiques + formalités). Le passage d'une entreprise individuelle à une société est plus complexe car il implique un apport du fonds ou une cession, avec des conséquences fiscales potentielles. Mieux vaut anticiper son choix initial.